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Mardi 7 février 2006 2 07 /02 /Fév /2006 09:59

CPE

L’idée d’une forme de contrat particulier pour le premier emploi est l’idée qui a été la plus souvent utilisée pour remédier au taux de chômage important des jeunes en France. Le CPE reprend cette idée. Il va dans le bon sens en cherchant à inciter les entreprises à embaucher plus de « jeunes » et en visant à simplifier les types de contrat. Toutefois, outre les conditions d’élaboration et de décision du CPE qui sont une honte pour la démocratie, il me semble que le problème est pris à l’envers et que le CPE ne fait que donner des mauvais signes, que ce soit en direction de la jeunesse qui attend, à juste titre, qu’on  lui propose des perspectives et réclame le droit à lier entrée dans la vie active et possibilité (matérielle et sociale) d’élaboration concrète d’un projet de vie, ou en direction des entreprises, à qui l’on propose une main d’œuvre flexible sans se soucier de sa qualification ou des atouts que celle-ci pourrait leurs apporter.

La réforme ne se soucie guère de l’emploi. Or c’est la première condition pour faire baisser le taux de chômage des jeunes. Elle ne se soucie guère des jeunes, de leurs qualifications et de leurs besoins de formation et préfère les réduire à un âge limite de manière arbitraire et forfaitaire. Elle ne s’intéresse pas aux entreprises, préférant, de manière presque caricaturale, leurs faire des cadeaux en facilitant la flexibilité à court terme. Elle étend une mesure (CNE) à toutes les entreprises sans en avoir réellement évalué les effets et tiré les leçons. Elle se focalise trop sur les incitations au moment de l’entrée sur le marché du travail, repoussant la précarité et l’incertitude au moment même où il serait normal de commencer à gagner un peu de sécurité. Plutôt que des mesures générales, il faudrait inciter à créer des parcours professionnels, permettre la mobilité sociale des jeunes en garantissant une évolution entre période de précarité et premier emploi, miser sur la formation et permettre les échanges entre entreprises et école/universités et écoles/universités et entreprises en favorisant la mobilité des jeunes durant leur scolarité. C’est bien avant l’entrée dans le monde du travail qu’il faut permettre aux jeunes et aux entreprises de faire connaissance et de tirer profit l’un de l’autre. Il faut favoriser ses échanges avant l’entrée sur le marché du travail, en trouvant une forme d’embauche flexible et attirante financièrement, limitée à la période de la scolarité et des études, qui permette aux entreprise de profiter de la fraîcheur, de la créativité et du savoir-faire des jeunes, qui soit en même temps un moyen pour les étudiants d’expérimenter, d’approfondir, de se former de manière complémentaire ou supplémentaire. Cela veut dire que les structures des études, de la scolarité et des formations doivent le permettre en laissant le temps de travailler à côté des études ou en intégrant les entreprises dans la formation. C’est par des mesures d’incitation qu’il faut pousser les entreprises à « investir » dans ses stagiaires ou dans les « employés étudiants », en leur permettant par exemple de bénéficier de conditions particulières si elles embauchent à terme une personne qui a travaillé chez elle durant ses études. En ce sens il serait beaucoup plus utile de limiter la durée de la période d’essai du premier emploi à une période très courte que de la rallonger à deux années durant lesquelles à la fois l’entreprise et le jeune ne vivront que dans l’incertitude. Je pense qu’il faut créer les conditions pour que la confiance règne entre étudiants et entreprises et que leur rencontre, plus fréquente et plus précoce, soit le lieu ou s’élabore un projet professionnel. Un contrat spécifique durant les études, de type « mini-embauche », flexible mais équivalent à un véritable statut, pourrait être une solution, qui pourrait se transformer, une fois les études terminées en un contrat correspondant à un premier emploi, avec plus d’avantages et de sécurité. Il faut redonner envie en favorisant la mobilité sociale et non pas en offrant des perspectives. Il faut faire vivre l’école, l’Université et permettre les échanges de savoir-faire avec le monde de l’entreprise, en leur permettant de s’enrichir mutuellement. Au milieu de tous ces échanges, c’est une personne qui se définit. Ne l’oublions pas et donnons lui cette possibilité.

Par Laurent - Publié dans : Economie et solidarité
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Mercredi 1 février 2006 3 01 /02 /Fév /2006 21:02

Invité ce matin sur Europe 1 dans l’émission de Jean-Pierre Elkabbach, Valery Giscard d’Estaing s’est montré heureux de voir apparaître dans les débats la question de la création de richesses.

Alors que depuis 20 ou 25 ans, les débats ne tournaient qu’autour de la répartition de la richesse sans se soucier d’en créer (générant ainsi chômage et endettement), la question de la création de richesse et celles qui lui sont liées commencent à intégrer les débats, fixant une ligne politique nouvelle.

Le récent article de Christian Blanc paru dans Le Monde du 14 janvier nous a démontré la difficulté de débattre de ces questions de fond puisqu’il était nécessaire pour cela de frapper fort, en appelant au départ du Président de la République.

Quoiqu’il en soit, les candidats aux élections de 2007 (Présidentielle et Législatives) ne pourront pas ignorer les questions de la dette, de la croissance et de la solidarité.

 

 

Par Jean-Yves - Publié dans : Economie et solidarité
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Mardi 31 janvier 2006 2 31 /01 /Jan /2006 18:56

Suite au referendum sur le Traité constitutionnel européen, un travail de Sociovision nous apprend que les attentes restent fortes. Si l’Europe en tant qu’institution est en crise, les Européens, en tant qu’individus, partagent le rêve d’un ailleurs commun.

Depuis une vingtaine d’années, les Français s’ouvrent sur le monde et deviennent de plus en plus européens dans leurs comportements et pratiques. La persistance des clivages « pro » ou « anti » Europe en termes socio-culturels révèle que la question de l’Europe est non travaillée ou mal travaillée auprès des citoyens.

L’écart grandit entre ce que l’Europe institutionnelle donne à voir d’elle-même et les mentalités et sensibilités des Français, générant déception, désintérêt ou pessimisme quant à l’avenir d’une Europe politique.

Face aux perspectives européennes, les Français peuvent être qualifiés de la manière suivante :

- un type pro-européen favorable à une Europe libérale (30 %) ;

- un type pro-européen favorable à une Europe sociale (30 %) ;

- un type anti-européen craintif (27 %) ;

- un type anti-européen vraiment réfractaire (11 %).

On observe que la majorité des citoyens sont favorables à l’Europe (60 %). Les positions « pro-européennes » viennent de gens en phase avec la dynamique d’évolution de la société.

Sociovision en conclu que le non à la Constitution européenne est illustratif de trois phénomènes :

- la capacité des citoyens à dire non en dépit des incitations et des tentatives d’intimidation venant « d’en haut » ;

- la fragmentation de la société française et

- l'inadaptation flagrante du pilotage politique.

Par Jean-Yves - Publié dans : Europe
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Lundi 30 janvier 2006 1 30 /01 /Jan /2006 13:29

Jeudi 26 janvier, le contrat cadre du pôle de compétitivité « véhicule du futur » a été signé à Montbéliard par le ministre de l’intérieur, lui donnant ainsi naissance.

Sans croissance économique, aucun modèle social n’est durablement viable et la dette explose. Pour renouer avec la croissance, la France doit changer son modèle économique de manière déterminée et publiquement assumée. Faire la course en tête dans l’innovation est aujourd’hui la seule façon de se procurer un avantage compétitif par rapport aux pays émergents, notamment asiatiques. 

Malheureusement, nos acteurs sont fossilisés dans des systèmes nationaux hiérarchisés et verticaux qui font perdre aux interactions entre la recherche, l’enseignement et l’entreprise toute la vitalité d’où naît l’innovation et la compétitivité.

Au 21ème siècle, la connaissance est la matière première la plus précieuse. Le rôle de la puissance publique est donc de créer les conditions pour que les connaissance se multiplient et irriguent le territoire et l’économie.

La façon la plus directe pour combler les lacunes de la France en matière d’innovation consiste à encourager d’intenses coopérations, sous forme de projets communs et de circulation des personnes, entre des organisations qui tendent naturellement à s’ignorer (les PME concurrentes entre elle ; les entreprises et le monde de l’enseignement supérieur et de la recherche ; les grandes firmes et les start-up).

La création du pôle de compétitivité est le signe de la confiance faite aux acteurs de la croissance. C’est une première étape. Il reste désormais à les libérer de leur contrainte.

Pour cela, il convient :

- de confier aux Régions le développement économique qui ont la taille suffisante pour aborder des problématiques complexes,

- de refondre des universités puissantes, visibles et pluridisciplinaires sur des campus performants et

- de moderniser le système français de recherche. Le système national de recherche doit remplacer ses organisations massives dédiées à la gestion des personnels par des agences de moyens. Un effort particulier doit être mené en matière de recherche technologique pour exploiter au mieux les résultats obtenus par la recherche fondamentale. 

Par Jean-Yves - Publié dans : Economie de l'innovation
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Vendredi 13 janvier 2006 5 13 /01 /Jan /2006 14:48

Christian Blanc publie dans le Monde d'aujourd'hui, daté du 14 Janvier
2006, un article d'une importance particulière.
Comme vous le verrez en allant sur le site du Monde (http://www.lemonde.fr/web/article/0,1-0@2-3232,36-730458,0.html ) ou en lisant le
journal, il suggère au Président de la République de se démettre de ses
fonctions. Il est essentiel que chacun comprenne bien les arguments qui
justifient une telle démarche. Christian Blanc détaillera ses arguments
dans les médias au cours des prochains jours. Aujourd'hui il sera
l'invité de Michel Field à 18h sur LCI et l'invité de France Info à
18h15.

Par ailleurs, Christian serait particulièrement heureux que tous
s'expriment que cette question.
Vous pouvez le faire directement sur son blog
(http://pourquoi-pas.typepad.com/)

 

Par Christian BLANC - Publié dans : Actualités
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Vendredi 16 décembre 2005 5 16 /12 /Déc /2005 00:13

Le rapport de la commission de réflexion sur la dette publique présidée par Michel Pébereau est désormais public. Christian Blanc était membre de cette commission. Le rapport décrit de façon précise la situation des finances publiques de notre pays, explique comment on en est arrivé là, montre que continuer à s’endetter au rythme actuel conduit à des catastrophes et fait des recommandations pour reprendre le contrôle de la dette de la France.

Je vous invite à lire ce document dans son intégralité, à ne pas vous contenter des comptes-rendus qu’en feront les média. Je crois que ce sera une lecture utile pour tous : dans les mois à venir, le rapport Pébereau sera une référence obligée dans tous les débats sur l’avenir de la France.

Par Jean-Yves - Publié dans : Actualités
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